Raphaël Zacharie de IZARRA

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22

jan

2009

4 - La gloire de la beauté

La beauté me galvanise, me purifie, m'élève.

L'harmonie des formes et la féerie de la vie, la majesté du cosmos et la symphonie des ondes, l'esthétique des choses et le mystère des êtres, l'éclat des hauteurs et la grâce des traits sont autant de muettes tempêtes qui submergent l'esthète, émerveillent l'humain, ébranlent le mortel que je suis.

Le Beau, plus que la souffrance, l'ombre ou la volupté me fait prendre conscience qu'une cause suprême nous gouverne : un principe supérieur qui répand dans toutes les directions ses rayons de vérité. La beauté est la manifestation du vrai. Même l'excrément, la charogne et la vermine qui nous semblent répugnants, vils, immondes sont en vérité de glorieux témoignages du génie céleste qui fait des roses avec de la merde, des bébés avec de la pourriture et des étoiles avec de la cendre.

La beauté bouscule l'Univers, allège les lourdauds, fait frémir le marbre, chavirer les astres. Et sauve les abrutis.

La beauté est la nourriture des coeurs sensibles, la respiration des esprits nobles, l'ivresse des âmes éveillées.

Signe tangible des éclats de l'invisible, efflorescence du Ciel, Lumière faite chair, son, caillou, herbe, diamant, humus, brume, flamme, visage, la beauté procède de la dignité divine : c'est non seulement un hymne à la gratuité mais encore la gloire du superflu.
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22

jan

2009

3 - L'écologie et ses abus de langage

Je suis d'accord avec le souci général actuel de l'écologie, à condition de ne pas tomber dans l'excès inverse, à savoir ne voir le salut QUE dans l'écologie. Et ne pas se faire piéger par les formes du langage. Ainsi on appelle une voiture "propre" une voiture consommant PEU de carburant. Mais est-ce que produire PEU de pollution c'est être "propre" ?

Et puis produire "peu" de polluant, certes cela est bien mais par rapport à quel critère ?

Le seul critère actuellement en vigueur pour qualifier une voiture "propre", c'est la référence aux anciennes voitures qui elles consommaient plus... PLUS, MOINS : des termes arbitraires qui, tels quels, ne signifient rien.

Une voiture actuelle qui pollue, même si elle pollue moins qu'une voiture d'il y a dix ans n'est pas une voiture propre. Le raisonnement est exactement le même que dans cette publicité qui dit "CONSOMMEZ CINQ FRUITS ET LÉGUMES PAR JOUR". Ce qui a peu de sens. Manger cinq fruits par jour cela peut être aussi bien cinq cerises que cinq pastèques ou cinq bananes... Pour la pollution c'est la même chose : une "VOITURE PROPRE" est un abus de langage entretenu par des journalistes et des hommes politiques sachant orienter les esprits avec des termes choisis. Et puis prenez deux voitures "propres" : elles pollueront autant qu'une seule voiture "pas propre". Si on fabrique des voitures "propres" pour inciter à augmenter le parc automobile, quel sens cela peut-il avoir puisqu'au final la pollution due à l'incitation à rouler plus et à fabriquer plus de voitures dites "propres" sera la MÊME, voire pire ?

Croire ou ne pas croire à l'énergie propre est un faux problème.

Le vrai problème est qu'à partir du vingtième siècle avec l'essor des sociétés industrialisées et grâce à l'abondance du pétrole les Dupont ont eu accès au moteur thermique à explosion.

De là des besoins futiles, superflus, ludiques, purement culturels, voire suscités par de simples impératifs inhérents à la mode ont été créés avec l'avènement du moteur à explosion à la portée de tous (et même des chômeurs) : faire sa promenade dominicale, aller chercher les enfants à l'école, amener le chien chez le vétérinaire, partir en vacances, etc.

Aujourd'hui, après des décennies de ces habitudes de luxe, ces "besoins essentiels" liés à la voiture sont devenus dans nos têtes des nécessités quasi naturelles et même des droits revendiqués par les plus pauvres. Comme si posséder une voiture était un impératif... En être privé est d'ailleurs ressenti par la plupart d'entre nous comme une atteinte à sa dignité d'occidental.

Le principe est le même en ce qui concerne les produits alimentaires vendus en grands surfaces. Avant l'avènement des grandes surfaces il y a quarante ans, les prix des aliments étaient légèrement supérieurs aux prix des produits industriels actuels. C'étaient les prix normaux. Sont arrivées les grandes surfaces qui ont fait baisser les prix des produits alimentaires en baissant leur qualité en même temps. Les générations élevées avec ces grandes surfaces et nourries aux produits industriels s'imaginent que ce qu'ils ingurgitent depuis toujours à prix démocratique est la norme en terme économico-qualitatif...

Après quarante ans de despotisme des produits industriels à bas coûts imposés par les industriels à notre société avide d'économie alimentaire, nous revenons peu à peu aux produits d'avant l'avènement des grandes surfaces, produits qui étaient tous "bio" par définition. Rappelons que le terme "BIO" est récent et désigne tout bêtement un produit alimentaire sain et de qualité issu du jardin ou de la ferme sorti de terre ne manière traditionnelle, sans la "protection" et l'aide de produits chimiques. Un produit sorti d'une terre saine tout simplement, avec la seule "huile de coude" du fermier selon la méthode classique millénaire, et non avec des béquilles chimiques. Ce mode de production "naturel" de qualité mais sans protection chimique entraîne nécessairement un certain taux de pertes, mais cela est NORMAL dans l'agriculture traditionnelle (agriculture dite "bio").

C'est notre mentalité contemporaine polluée par l'idée stupide de rentabilité, de performance appliquée jusque dans la croissance des produits agricoles qu'il faut remettre à l'heure. C'est cette mentalité qui a déréglé nos jugements. Nous ne trouvons plus normal ces taux naturels de pertes dans la culture traditionnelle et trouvons normaux tous ces produits de qualité médiocre que nous consommons depuis notre naissance. Nous n'avons jamais connu les produits "bio" d'avant l'avènement des grandes surfaces qui se sont mises à initier et diffuser les produits alimentaires industriels, notre seule référence est le produit industriel de qualité médiocre.

Pour le consommateur, afin de passer des produits industriels aux produits dit "bio" il faut qu'il revoie les prix à la hausse. C'est là qu'est le coeur de l'affaire. C'est un raisonnement bien fallacieux que de prétendre que les produits "bio" sont chers. Les prix des produits dit "bios" sont parfaitement normaux. C'est le prix que les gens ont payé de tous temps.

Jusqu'à l'arrivée des grandes surfaces.

Ce sont les prix des produits de piètre qualité qui ont été baissés depuis l'avènement des grandes surfaces et non les prix des produits sains qui ont été augmentés (ensuite qu'il y ait des abus dans l'excès des prix sous prétexte du label " bio" est une autre affaire).

Pour l'énergie "propre", le raisonnement est du même ordre d'idée. L'industrie triomphante a offert ces joujoux polluants que sont les voitures à chaque citoyen moyen. Ce qui à persuadé les foules des sociétés nanties que la voiture était un bien de consommation naturel accessible au moindre envieux au même titre que la tomate "industrielle" caoutchouteuse et sans goût est considérée par ces mêmes consommateurs comme un produit démocratique de base, ignorant parfaitement le goût des tomates traditionnelles... Leur seule référence gustative étant leur expérience post-industrielle.

Ainsi pour en revenir au problème de l'énergie propre, on a gavé les citoyens moyens de bonbons et de joujoux dont il pouvaient parfaitement se passer. Aujourd'hui se pose le "problème" du droit à l'énergie pour tous. Et ce problème qui est un faux problème est âprement discuté dans des sommets mondiaux dédiés à cette cause... Voilà où nous en sommes arrivés actuellement.

La vraie solution au problème de l'énergie propre serait de déshabituer le mouton nanti contemporain de son herbe artificiellement teintée de vert et de lui faire découvrir les traditionnels pâturages dont il ignore depuis sa naissance la naturelle couleur, la réelle saveur, l'authentique tendreté.

Tout le reste n'est que considérations faussées par des vues sans hauteur et des besoins qui n'en sont pas.
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22

jan

2009

2 - Bleu

Il a des profondeurs océaniques, une densité presque palpable, un volume d'encre, la pesanteur d'un nuage.

Et des légèretés d'oiseau.

Ses ondes sont pénétrantes pour l'oeil, régénérantes pour l'esprit. Ses reflets pleins de sérénité ont l'éclat immatériel des songes. Ses hauteurs sont éthéréennes, sidérales, hymniques. C'est une fumée d'azur, une écume céleste, une ivresse pour l'âme : l'incarnation de la beauté toute intérieure. L'enchantement du poète, le paysage du méditatif, la lumière de l'artiste.

C'est aussi la neige des couleurs : froid, pur, virginal, paisible, il règne dans ses éternels sommets.

Écho du divin, brise de l'Eden, vernale pensée par excellence, le BLEU caresse l'Univers de sa lueur extatique.
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22

jan

2009

1 - IZARRA : coq ou toc ?

Bel esprit fier d'être ce que je suis, hautain avec ostentation envers ce qui ne dépasse pas mon chapeau, pourfendeur de tout ce qui ne porte pas de particule, on me prend pour cible chez la roture.

Les plombiers me regardent de travers, des Dupont me crachent à la face. Même les chiens en veulent à ma belle personne sous prétexte que je déplais à leurs maîtres ! Il est vrai que je ne cache pas mon aversion envers leurs créatures aboyeuses... Quant aux morveux qui me répugnent presque autant que la gent canine, plus d'un me destinerait volontiers quelque inique projectile...

Bouc-émissaire de la république des gens égaux dans l'ineptie, la bassesse, la mollesse, aristocrate détesté des travailleurs salariés que je raille de ma voix de fausset, petit seigneur oisif et pédant, sarcastique et infatué de mon nombril, bref corps étranger honni du système basé sur le TRAVAIL, j'incarne l'échec, la honte, l'anti modèle d'une société faite pour des gagnants, des vainqueurs, des bâtisseurs d'avenir.

C'est à dire des imbéciles heureux de posséder canapés, téléphones portables, assurances retraites.

J'assène mes petites vérités cinglantes avec un air de coquelet conquérant, n'omettant jamais de faire valoir l'autorité de ma crête, l'acerbité de mes ergots, ma plume en forme de gerbe.

Et la grâce du Ciel qui veille sur ma tête.

Ce qui énerve beaucoup ceux qui sacralisent les vertus du travail.

Je suis une offense au salaire mensuel, l'injure vivante de l'ANPE, le blâme du boulot, la plaie de l'emploi, l'insolence sur un trône, la morgue statufiée, le grain de sable enflé comme une montagne.

Avec mes allures de gallinacé persifleur, de dandy misanthrope, d'esthète capricieux j'ai sur mes semblables un regard fat et sec, vif et dur, âpre et cru, leste et fou.

Les impies aux mains calleuses qui maudissent cet oiseau au bec rare que je suis ont la vue si basse qu'ils ne voient pas mes ailes de prince.
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22

jan

2009

Une vue izarrienne du monde et des hommes

Modestement à travers un peu plus de 800 textes j'ai embrassé de près ou de loin tous les aspects du monde -des choses comme des hommes- dans toutes les directions imaginables, du gouffre le plus bas au sommet le plus glorieux, de l'anodin au sublime, de la bête au divin, du simple caillou à qui j'ai donné la parole jusqu'aux feux galactiques que j'ai fait taire devant un battement d'aile.

 
 Sur le plan du palpable je suis parti du microcosme pour me hisser jusqu'au macrocosme, sans omettre de poser mon regard à hauteur des boutons de chemise de mes semblables. Du point de vue des choses de l'esprit j'ai exploré les vices les plus baroques autant que les vertus les moins partagées, je suis allé sonder les petits ruisseaux mentaux de mes frères humains mais aussi les fleuves nocturnes de mes chats énigmatiques.


 Je suis allé chercher le feu olympien à droite et à gauche, m'attardant à l'occasion sur mes doigts de pied.

 

 J'ai fait tout un fromage de vos mesquineries de mortels, une montagne de mots des fumées de ce monde, un pâté de sable de vos trésors.


 J'ai abordé de près ou de loin tous les thèmes : l'amour, la laideur, la solitude, la vie, la mort, les fraises des bois, les rêves, les cauchemars, l'excrément, la lumière, le houblon, la pourriture, l'encens, l'insignifiance, le grain de sable, les poubelles de mon voisin, les relents gastriques de Jules César, l'encre de Chine, le plaisir, le vinaigre, la douleur, la mer... Tout, absolument tout ce que contient notre pauvre monde et même au-delà a été intégré à mes textes.


J'ai embrassé l'Univers d'un regard à la fois grave et loufoque, limpide et fulgurant, lucide et léger, aérien et "enclumier" : celui de ma plume.


 Je vous invite à faire un tour relativement rapide de l'humanité et de l'Univers, de prendre la mesure de tout ce qui existe et n'existe pas en quelques centaines de textes futiles et mémorables, éloquents et sarcastiques, répugnants et délectables, pleins de grains de sel et de justesse.

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